Tous les jours, tu vas aux toilettes, tu prends un bain ou une douche. Tes parents font la vaisselle. Pour préparer à manger, ils passent les légumes sous l'eau. Pour nettoyer la maison, ils lavent les sols. Chaque fois, toi et tes parents, vous rejetez l'eau après l'avoir utilisée.

Mais toute cette eau est chargée de déchets. Elle contient des produits vaisselle, des restes de repas ou encore des poussières qui salissaient le sol. L'eau des toilettes, que tu évacues en tirant la chasse, contient de l'urine. Cette eau, que nous appelons aussi "les eaux usées domestiques", est donc polluée.

Chaque jour, nous rejetons tous un volume d'eau polluée pratiquement équivalent au volume d'eau potable que nous utilisons. Ce qui représente une moyenne de 150 à 200 litres par jour et par habitant.





Elle contient de la matière organique. Celle-ci provient de ce que nous évacuons dans les toilettes, mais également de la préparation de notre alimentation et de l'entretien de la maison. Pour simplifier, rappelons que la matière organique provient soit des déchets des êtres vivants (végétaux et animaux), soit de leur décomposition.

Elle contient également des matières solides : plastiques, papiers souillés, du sable ou de la terre, des résidus alimentaires.

Cette eau contient des phosphates et des nitrates. Ces produits, contenus dans les lessives et les produits ménagers, se retrouvent dans les eaux que nous rejetons. Ils sont notamment responsables de la prolifération des algues et végétaux dans les cours d'eau. Malheureusement, on y trouve aussi des produits toxiques : huiles, peintures, white spirit, vernis, acides, médicaments, piles-bouton…





Dans les villes, les eaux usées domestiques sont collectées dans les égouts, qui forment ce que l'on appelle le réseau d'assainissement collectif. Ces eaux sont ainsi acheminées à travers tout un réseau de tuyaux jusqu'à la station d'épuration, où elles sont dépolluées avant d'être rejetées dans le milieu naturel.

A la campagne où les maisons sont éloignées les unes des autres, chaque habitation dispose normalement d'un système d'assainissement autonome et est équipée d'une fosse septique.





Si tu habites dans une ville, l'eau que tu rejettes est dépolluée dans une station d'épuration, où l'eau est séparée de la pollution qu'elle contient, avant d'être rejetée en rivière. La première étape consiste à éliminer tous les objets solides qui sont en suspension, comme les plastiques ou les papiers. On commence par les plus gros objets, puis on poursuit par étapes, pour terminer en éliminant les particules les plus fines.

Ensuite, il faut encore débarrasser l'eau de la pollution organique qu'elle contient. Pour y parvenir, on fait "manger" les déchets organiques par des micro-organismes (bactéries). C'est ce qu'on appelle le traitement biologique. La matière organique que nous rejetons représente ainsi de la "nourriture" pour ces bactéries, qui grossissent et se multiplient. Il y en a tellement qu'elles forment ce que l'on appelle des boues d'épuration. Celles-ci représentent ainsi les déchets de l'épuration. Ce sont des "déchets de déchets".




Pour dépolluer les eaux usées que nous rejetons, il faut installer des tuyaux, les entretenir. Il faut aussi construire une station d'épuration, ou agrandir celles qui existent déjà et les faire fonctionner. Tout cela coûte très cher. Mais toutes ces dépenses sont indispensables. Elles permettent de réduire la pollution et de préserver ainsi les milieux naturels.

Ce sont tous les utilisateurs de l'eau, c'est-à-dire tous ceux qui consomment de l'eau et rejettent de l'eau polluée, toi, tes parents, tes voisins, mais aussi les industriels et les agriculteurs, qui payent pour financer l'épuration des eaux usées. C'est ce qu'on appelle le principe "pollueur-payeur". Sur la facture d’eau domestique, la collecte et l’épuration des eaux usées, représentent %.