Pour alimenter les habitants des cités, les romains édifiaient de grands aqueducs qui étaient de véritables ouvrages d'art. Captée depuis une source ou une rivière, l'eau était ensuite acheminée jusqu'au coeur des cités où elle jaillissait des fontaines. L'Aqua Appia, le premier aqueduc romain, fut construit trois siècles avant Jésus-Christ.

Au moyen Age et jusqu'aux Temps Modernes (16 ème siècle), les gens puisaient l'eau là où elle se trouvait, dans un puits, à une source, ou directement dans un cours d'eau. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les principales villes se sont alors développées en bordure des fleuves et des principales rivières.

A l'époque, on ne se souciait pas trop de la qualité de l'eau. L'hygiène n'était pas non plus une préoccupation importante. On pensait même que la saleté constituait une protection naturelle du corps. Généralement les déchets étaient rejetés à la rivière à proximité même des endroits où les gens venaient s'approvisionner en eau.


Ce n'est qu'au 19ème siècle que l'on a commencé sérieusement à se préoccuper d'hygiène et à comprendre qu'une eau de mauvaise qualité pouvait entraîner de très graves maladies. Les premiers réseaux d'alimentation en eau datent des années 1850-1860. Mais l'eau courante n'existait pas encore et, le plus souvent, il fallait aller chercher l'eau à la fontaine.





Aujourd'hui, il suffit d'ouvrir un robinet pour avoir chez soi une eau abondante, saine et limpide. Ce geste est devenu si simple, si banal et si évident, qu'on oublie qu'il n'en a pas été toujours ainsi. Autrefois, pour avoir de l'eau, il fallait aller la chercher à la fontaine du village ou dans un puits, à l'extérieur de la maison. En fait, ce n'est qu'à partir de la deuxième moitié du vingtième siècle, vers 1950, que l'eau courante pour tous est une devenue une réalité.